Un art de vivre
24 de janvier, 2008Après de longues années de travail dans des entreprises toulousaines, j’ai eu envie, un jour, d’avoir une activité indépendante et en même temps cela faisait un petit moment que l’idée d’accueillir des visiteurs me trottait dans la tête…
Parler de mon « coin », de mon bout de montagne perdu dans le sud de la France, c’est un peu une passion et j’ai la chance de bien la connaître, ma région.
J’ai rencontré Pierre, mon mari, sur les sentiers de la montagne… Il possédait une maison de famille dans ce petit village du Haut-Minervois, dans la Montagne Noire, près de Carcassonne. Il n’y venait pas très souvent, c’était une maison de vacances. L’idée nous est alors venue de mettre en synergie mon envie d’accueillir et en même temps son désir de faire revivre cette maison.
Et le projet est parti.
Il a fallut passer par des étapes parfois difficiles, parfois captivantes, surmonter nos doutes, faire face à des travaux importants… C’est une authentique maison de village nichée au creux du village de Cabrespine. Son histoire est surprenante : en effet, cette ancienne poste a été rachetée par des ancêtres de Pierre au début du 20ème siècle. Tous deux étaient instituteurs à l’école de Cabrespine, située en face de la maison. L’école existe toujours.
Il faut savoir que dans la famille, ils ont presque tous été enseignants depuis la fin du 19ème siècle. Ils le sont toujours…Pierre continue la lignée. Et les souvenirs abandonnés dans le grenier revivent maintenant dans la maison, pour le plus grand plaisir de nos visiteurs curieux : vieux tableaux, portraits d’écoliers, anciens cahiers d’écoles, vieux manuels scolaires…
De ce projet est née mon activité principale, plutôt un art de vivre qu’une activité lucrative d’ailleurs, mais maintenant Cabrespine, village de 160 habitants, connaît des visiteurs venus du monde entier.
Maintenant, je peux vous faire part de mon plus grand plaisir : le matin pendant le petit déjeuner, à l’heure des projets pour la journée, parler avec mes hôtes des excursions qu’ils feront. Et le soir quand ils rentrent, voir leurs mines réjouies!
Elisabeth
L’Olivette

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30 janvier 2008 à 8:52
Bravo Elisabeth
je vous ai reconnue, j’ai participé avec vous à plusieurs stages ‘Pays Cathare’
dont celui de Saissac
Merci pour votre sourire
Cordialement Chantal
30 janvier 2008 à 19:45
J’ai beaucoup apprécié tes réflexions sur ta vie. Nous sommes un peu comme toi ,mais à Saint Emilion, au milieu des vignes. Nous prenons le petit déjeuner dans la véranda en les regardant. Bien que n’étant pas viticulteur je donne un cours sur l’histoire de la vigne:phylloxera, plants américains qui repoussent dans les vignes abandonné, la gelée d’Isabella (vitis labrusca) qui pousse chez notre voisin., etc..Voila. Roger.