Espèces en danger : liste rouge 2007
L’Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN) a récemment publié sa liste rouge d’espèces menacées. Cet inventaire mondial fait un bilan de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Il répertorie désormais 41.415 espèces dont 16.306 sont menacées d’extinction, c’est-à-dire près de 40 %. Outre 785 espèces déjà éteintes, 65 autres ne subsistent qu’en captivité ou en culture. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril.
Au niveau mondial, la France se situe parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées (641), principalement à cause de la grande perte de biodiversité des collectivités d’outre-mer. Au niveau européen, la France métropolitaine fait partie des 4 pays les plus vulnérables à l’érosion de la biodiversité avec 124 espèces menacées, derrière l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
Les principales causes du déclin des espèces sont : la destruction ou dégradation de leur habitat naturel, leur surexploitatation (surpêche et chasse excessive), ou encore l’introduction d’espèces dites “envahissantes”. Les changements climatiques sont égalements reconnus comme une menace grave en mesure d’amplifier la tendance. Comme le souligne Jean-Christophe Vié, chef-adjoint du programme de l’UICN pour les espèces, “dans tous les cas, c’est l’homme qui, directement ou indirectement, est responsable de l’extinction de certaines espèces“.
La seule bonne nouvelle sur la liste est l’exemple de la perruche de Maurice. Il y a 15 ans, ce perroquet était l’un des plus rares au monde. Grâce à de bonnes mesures de conservation et d’aide au repeuplement, il s’agit cette année de la seule espèce étant passée de la catégorie “En danger critique d’extinction” à “En danger”. Cet exemple illustre bien les termes de Holly Dublin, présidente de la commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN, qui conclut : “Les réseaux de la conservation qui consacrent leurs efforts à la lutte contre la crise de l’extinction (…) sont efficaces. Ils ont cependant besoin qu’on les aide et qu’on les appuie financièrement bien davantage car tous seuls, ils sont impuissants. Le défi que représente la crise de l’extinction doit aussi retenir l’attention du grand public, du secteur privé, des gouvernements et des décideurs politiques si l’on veut que la diversité biologique mondiale soit transmise intacte aux générations à venir“.
+ d’infos : www.iucnredlist.org (en anglais)
Fabian Van Troyen



janvier 11th, 2008 at 14:02
[...] souvent, mais probablement jamais assez, la biodiversité est en péril. Dans un précedent article sur les espèces en danger, nous vous informions qu’environ un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des [...]